Alors que précédemment seuls étaient
indemnisés les salariés exposés à
l'amiante dont leur entreprise figurait sur une liste
établie à cet effet, dorénavant tout
salarié exposé à une substance nocive ou
toxique peut évoquer un préjudice
d'anxiété.
Ce préjudice d'anxiété est
l'angoisse ressentie, par un salarié, en raison du
risque élevé qui découle de son exposition,
dans le cadre de son activité, à une substance nocive
ou toxique de développer une pathologie grave.
Cette évolution était prévisible, la
première pierre ayant été posée le 5
avril 20191. Le 11 septembre 2019, il n'y a plus
d'ambiguïté.
L'obligation de sécurité de l'employeur
est dorénavant au cSur du débat sur le
préjudice d'anxiété. La vigilance de
l'employeur doit être renforcée et encore plus
celle des employeurs exploitant des installations classées
pour la protection de l'environnement
(« ICPE »), notamment les sites
classés Seveso.