Depuis de nombreuses années le harcèlement,
qu'il soit moral ou sexuel, fait l'objet d'une grande
préoccupation sociétale et médiatique, tout
particulièrement au sein des entreprises.
Dans le cadre de son obligation générale de
sécurité, l'employeur est tenu par une
obligation de prévention des faits de
harcèlement qui lui impose d'y mettre fin et de les
sanctionner. C'est dans ce contexte qu'un accord
national interprofessionnel (« ANI ») sur le
harcèlement et les violences au travail du 26 mars 2010 est
intervenu pour contraindre l'employeur à agir dès
les premiers signes de violence ou de
harcèlement.1
Si les faits de harcèlement au travail peuvent être
portés à la connaissance de l'employeur via
divers canaux (tels que les ressources humaines, la
hiérarchie, les représentants du personnel etc.).
Ainsi, lorsque l'entreprise atteint le seuil de 50
salariés, l'employeur a l'obligation de mettre en
place un dispositif d'alerte professionnelle
(qui n'est pas