L'émergence des IA génératives, capables de
produire des contenus dits
« hallucinés » –
c'est-à-dire erronés, diffamatoires ou trompeurs
– donne lieu à une multiplication de contentieux mettant en cause les
éditeurs de services numériques, les concepteurs de
solutions d'IA et les diffuseurs de contenus en ligne.
Dans ce contexte, la notion de faute algorithmique se
révèle particulièrement complexe à
appréhender, car elle implique de définir dans quelle
mesure un algorithme peut être tenu responsable sur le plan
juridique lorsqu'il produit des résultats
défaillants.
Le traitement juridique des hallucinations d'IA
nécessite ainsi une analyse approfondie des
mécanismes de fonctionnement des algorithmes, ainsi que des
responsabilités des différents acteurs
impliqués dans leur conception, leur déploiement et
leur utilisation. En effet, la faute algorithmique ne peut
être envisagée sans prendre en compte le rôle
des développeurs, des fournisseurs de données,