La notion de fraude sérielle ne figure dans aucun texte
codifié. Elle ne fait l'objet d'aucune
définition légale ni jurisprudentielle. Pourtant,
elle s'impose désormais dans la pratique de nombreuses
entreprises, au point d'affecter leur activité,
d'accroître leurs coûts de contrôle et,
dans certains secteurs, de mettre en péril leur
modèle économique même.
Fraudes aux remboursements, contrefaçons,
détournements de dispositifs publics, manipulations
techniques de compteurs ou d'abonnements numériques :
ces pratiques ne relèvent plus de comportements
isolés. Elles se professionnalisent, se digitalisent et
s'organisent en réseaux capables de contourner les
dispositifs de sécurité les plus
élaborés. Pris isolément, les montants en jeu
peuvent paraître modestes : toutefois la
réitération à grande échelle engendre
des pertes significatives et est susceptible d'atteindre
l'image de l'entreprise.